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Tous les partis républicains français sont libéraux en ce sens. Le libéralisme économique défend la liberté d’entreprendre, la propriété privée, le libre-échange et la limitation de l’intervention de l’État dans l’économie. On peut être libéral sur un plan et pas sur l’autre — c’est même fréquent.
De fait, si les libéraux ne sont pas moralement relativistes, la répression leur semble préférable à la prévention dans le traitement du crime, et ce, en dehors de tout calcul utilitaire et d’intérêt ; la moralité suppose la dignité humaine, donc la liberté reste la règle (Hegel, Principes de la philosophie du droit, § ). Cette position théorique implique le respect du pluralisme et une adaptation aux évolutions sociales. La satisfaction et l’expression libre de l’intérêt de chacun permet une société qui valorise les meilleures adaptations. En économie notamment, le qualificatif « libéral » sert à désigner une personne favorable à la liberté d’entreprendre, à la protection de la propriété et à la limitation du poids de l’État. Néanmoins, c’est à partir des XVIIe – XVIIIe siècles que le libéralisme se développe autour de certains penseurs, dont Locke, Montesquieu, Turgot, Kant et Adam Smith. La « glorieuse révolution » anglaise de 1688, la révolution américaine et la révolution française de 1789 sont en partie les conséquences concrètes de réflexions libérales sur le plan politique.
Tests politiques et pop culture dans votre boîte mail. Le libéralisme, c’est la primauté de la liberté individuelle. Le socialisme démocratique (PS européen) accepte l’économie de marché tout en la régulant.
Depuis Adam Smith et sa théorie de la main invisible, le libéralisme économique repose en particulier sur une vision de l’homme comme être rationnel guidé par son intérêt privé. Pour ses partisans, il n’y a pas grand sens à séparer les dimensions du libéralisme qui, historiquement autant que théoriquement, sont profondément liées parce qu’elles appartiennent fondamentalement au même mouvement de pensée et à la même vision d’ensemble de l’ordre social. Cette vision de l’État rejoint celle des penseurs de l’immoralisme, et s’éloigne de l’idée de justice, défendue traditionnellement par le libéralisme classique. Le rôle de l’État libéral n’est pas de faire régner la loi de la majorité, mais au contraire de protéger la liberté des individus et des minorités contre les plus forts et les plus nombreux. Dans l’exercice de ces fonctions, l’État doit être soumis aux mêmes lois que les citoyens (le droit commun), et ne pas faire de lois qu’il ne s’appliquerait pas à lui-même (le droit administratif de Napoléon par exemple).
Le libéralisme a eu une influence profonde sur l’évolution des sociétés occidentales. Les libéraux croient que la liberté individuelle est le meilleur moyen de promouvoir le bien-être et le progrès de la société. Le gouvernement n’a de cesse de réaffirmer sa volonté de contrôler l’accès des mineurs de moins de 15 ans au Web. Comment vivre sans trouver du sens aux choses qui nous entourent ? Enquête auprès d’un chronobiologiste, d’une neuroscientifique et d’un philosophe C’est quoi “mon” temps, au juste ?
ÉCONOMIE ET FINANCES
Pour Raymond Aron, parlant de l’exemple britannique dans la première partie de L’Opium des intellectuels (1955), les idées libérales s’imposent au point d’être présentes dans les programmes de tous les partis et de ne plus nécessiter de parti spécifique. Les idées libérales se diffusent dans la vie politique occidentale, au point de devenir la « base continue » des systèmes politiques à partir du XVIIIe siècle selon Pierre Manent. Les libéraux classiques s’efforcent de diffuser largement leurs idées, s’opposant aux idées étatistes prédominantes dans les cercles du pouvoir, comme a pu le faire Tocqueville en traquant l’origine du goût des Français pour la toute-puissance de l’État. Le libéralisme est alors une doctrine qui voit dans la liberté un principe absolu, et qui rejette toute métaphysique, tout dogmatisme. Le libéralisme a exercé une profonde influence sur plusieurs grandes révolutions et traditions politiques — anglaise, américaine, française — qui ont permis l’émergence des « démocraties libérales ». Adam Smith reste ainsi l’un des principaux théoriciens du libéralisme économique en fondant une théorie économique selon laquelle « les vices privés font le bien public », une intuition d’abord développée par Bernard Mandeville dans sa Fable des abeilles.
- Depuis Adam Smith et sa théorie de la main invisible, le libéralisme économique repose en particulier sur une vision de l’homme comme être rationnel guidé par son intérêt privé.
- Dans le libéralisme classique, la loi est censée être faite d’abord pour protéger les libertés individuelles.Mouvements, 2007, Pierre Dardot, Christian Laval (Cairn.info)
- Cette position théorique implique le respect du pluralisme et une adaptation aux évolutions sociales.
- La liberté d’échanger et d’entreprendre est vue par ces auteurs à la fois comme un cas particulier du principe philosophique de liberté, donc un impératif moral qui s’impose indépendamment de ses conséquences, et comme un moyen qui conduit le plus probablement à la plus grande satisfaction générale.
- Tous les partis républicains français sont libéraux en ce sens.
- Au sens large, le libéralisme prône une société fondée sur la liberté d’expression des individus dans le respect du droit, du pluralisme et du libre échange des idées.
La liberté d’échanger et d’entreprendre est vue par ces auteurs à la fois comme un cas particulier du principe philosophique de liberté, donc un impératif moral qui s’impose indépendamment de ses conséquences, et comme un moyen qui conduit le plus probablement à la plus grande satisfaction générale. Il prévient que la « main invisible » n’intervient que dans des situations de concurrence, comme dans le petit artisanat, et avertit que, pour leur part, les industriels conspirent toujours ensemble afin de faire monter les prix. Cela signifie que les lois doivent respecter les droits fondamentaux et naturels des individus. Elle laisse chacun libre de choisir ses propres fins, ses propres moyens, dans la mesure où il n’empêche pas les autres d’en faire autant.
Un droit naturel se distingue d’un droit positif en ce qu’il ne découle pas d’une définition législative. Réciproquement, ces droits impliquent des obligations qui forment le noyau d’une morale personnelle et exigeante (Kant, Critique de la raison pratique). Selon ces deux auteurs, les principes du libéralisme ne ressortent pas au respect de droits naturels dont Bentham et Mill nient par ailleurs l’existence, mais à la contribution de la liberté à notre bonheur.